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    <title>domination</title>
    <link>https://www.psygenresociete.org/353</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>De Dora à #Metoo : culture du viol, culture de l’inceste et perspectives critiques en psychanalyse</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/556</link>
      <description>Renouvelée par #Metoo, l’identification de la culture du viol — excuse des coupables, responsabilisation des victimes — peut être appliquée à la psychanalyse. Deux moments majeurs de la pensée de Freud sont analysés ici dans cette perspective. Premièrement, en 1897 ; l’abandon de la réalité des violences sexuelles et de l’inceste dans l’enfance des femmes dites hystériques au profit de la théorie du fantasme et du complexe d’Œdipe. Deuxièmement, Fragment d’une analyse d’hystérie (Dora), écrit en 1901, dans lequel Freud cherche à persuader une femme de 18 ans qu’elle est amoureuse de l’homme qui l’a agressée sexuellement à l’âge de 13 ans. La culture du viol s’y révèle massivement à l’œuvre. Quelques auteurs, dont Ferenczi, ont tenté d’affirmer la réalité des violences sexuelles, mais ils ont été rapidement ostracisés. On peut donc distinguer une psychanalyse réactionnaire, justifiant ou invisibilisant les dominations, et une psychanalyse critique, tenant compte des rapports sociaux de dominations et de leurs effets. Strengthened by #Metoo, the identification of rape culture — indulgence for perpetrators, accountability for the victim accountability to psychoanalysis. Two major moments of Freud’s thought are analyzed here from this perspective. First, the replacement in 1897 of the reality of sexual violence and incest in the infancy of so-called hysterical women by of the theory of fantasy and the complex of Oedipus. Secondly, Fragment of an Analysis of Hysteria (Dora), written in 1901, in which Freud seeks to persuade an 18-year-old woman that she is in love with the man who sexually assaulted her when she 13 years old. The culture of rape is massively revealed here. Some authors, including Ferenczi, have tried to affirm the reality of sexual violence, but they were quickly ostracized. One can therefore distinguish a reactionary psychoanalysis, justifying or invisibilizing the dominations, and a critical psychoanalysis, taking into account social relations of dominations and their effects. </description>
      <pubDate>lun., 15 déc. 2025 00:22:20 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 28 déc. 2025 21:34:36 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.psygenresociete.org/556</guid>
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      <title>Savoirs situés contre neutralité bidon : la galère des minorités face à la psychologie des privilégié·e·s</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/347</link>
      <description>Je suis un mec cis, bisexuel et racisé. Je dis tout ça parce que, comme un paquet de genTEs, je suis convaincu que la place que l’on occupe dans la société détermine en grande partie nos idées, pensées, actions et comportements. Or, la recherche en psychologie sociale est menée presque exclusivement par des groupes sociaux qui jouissent de hauts statuts et accumulent pas mal de privilèges. Sauf que même si ces chercheurSEs pensent adopter une démarche totalement neutre dans l’élaboration du savoir scientifique, iels développent en réalités des théories et des méthodologies situées, largement influencées par l’idéologie dominante. Dans ce texte, avec une perspective de personne non-blanche, je tente de questionner la manière dont des chercheurSEs non-concernéEs par des oppressions systémiques étudient des phénomènes sociaux qui sont à mille lieues de leurs expériences de vies. Le hic, c’est qu’assumer sa positionnalité expose les chercheurSEs subissant les rapports de domination à des processus subtils de silenciation, de délégitimation, ainsi qu’à des critiques régulières d’un point de vue considéré « trop subjectif ».  I am a cisgender, bisexual, racialized man. I mention this because, like many, I believe that our place in society largely shapes our ideas, thoughts, actions, and behaviors. Research in Social Psychology, however, is conducted almost exclusively by social groups with high status and considerable privilege. Even though these researchers believe they are following a completely neutral approach in developing scientific knowledge, they are actually producing theories and methodologies that are situated, heavily influenced by dominant ideologies. In this text, from a non-white perspective, I question how researchers who are not directly affected by systemic oppression study social phenomena far removed from their lived experiences. The challenge is that acknowledging one’s positionality exposes researchers subject to power imbalances to subtle processes of silencing, delegitimization, and frequent criticism for having a viewpoint considered « too subjective ». </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 19:58:38 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 01 déc. 2024 16:46:05 +0100</lastBuildDate>
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